Bandeau inférieur
18 décembre 2012 : L’Ancre publie un rapport sur les grands défis de la transition énergétique

À l’occasion du débat national sur la transition énergétique, les experts de l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (Ancre) publient un rapport sur les principaux verrous - scientifiques, technologiques, économiques et sociétaux - de cette transition. Relever ces défis scientifiques est un des objectifs prioritaires des organismes de recherche membres de l’Alliance, afin d’accélérer les développements industriels nécessaires à la transition énergétique.

 

Le débat national sur la transition énergétique a été officiellement lancé avec la première réunion de son Conseil national le 29 novembre. Le but de ce rendez-vous est de proposer une évolution de la politique énergétique française, tenant compte des nouveaux enjeux de notre société la réduction des émissions de gaz à effet de serre  en faisant le choix de l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la composition du mix énergétique et électrique, la sobriété et l’efficacité énergétique, le soutien à la compétitivité industrielle. Ces nouveaux enjeux s’ajoutent aux préoccupations traditionnelles de maîtrise des coûts de l’énergie et de réduction de la dépendance énergétique.

 

Ces objectifs impliquent, pour la communauté scientifique, l’étude et le développement de nouveaux systèmes énergétiques respectant quatre critères stratégiques :

-       la disponibilité d’une énergie économiquement compétitive ;

-       la préservation de l’environnement ;

-       la limitation des risques climatiques ;

-       une gestion économe des matières premières.

 

Réunissant les acteurs de la recherche engagés dans le domaine de l’énergie, l’Ancre publie un premier rapport sur les verrous identifiés par ses experts, à lever pour accélérer les développements industriels indispensables à la transition écologique.

Une analyse par ressource énergétique

Les différentes ressources énergétiques composant notre bouquet actuel, ou pouvant intégrer l’offre future, ont été expertisées, évaluant leur maturité technologique et industrielle, leur valorisation et rentabilité, leur impact environnemental...

 

Chaque ressource présente des avantages et inconvénients propres à son exploitation, posant des défis dont les solutions seront spécifiques à chacune d’entre elles : pour certaines, l’amélioration des technologies déjà existantes peut suffire à proposer une solution viable, économiquement et écologiquement. Mais pour d’autres, l’amélioration des connaissances actuelles et une rupture technologique (forte innovation dans les matériaux ou les stratégies d’exploitation) seront nécessaires pour offrir à la société une ressource énergétique sûre et propre, capable de répondre à ses besoins. 

Cinq thématiques liées aux usages de l’énergie

Les experts de l’Ancre ont également analysé les enjeux et défis de la transition écologique qui pèsent sur les usages et besoins énergétiques de la société : les transports, le bâtiment, les besoins industriels et agricoles. S’ajoutent à ces secteurs de consommation des thématiques parallèles : la distribution de l’énergie (réseaux et stockage), les outils d’étude des politiques énergétiques choisies et la formation aux nouveaux métiers de l’énergie.

 

Le soutien de la recherche scientifique aux développements de nouvelles technologies d’exploitation doit en effet s’accompagner d’un travail en parallèle sur la valorisation de l’énergie produite, c’est-à-dire une meilleure utilisation de celle-ci. Le développement de matériaux innovants est un axe fort : que ce soit pour le secteur du bâtiment, des transports ou des usages industriels, les avancées réalisées dans cette thématique de recherche devront pouvoir trouver une déclinaison à tous ces secteurs.

 

La transition énergétique implique très probablement également un fort impact sur le mode de fonctionnement de la société et sur l’économie. Développer des modèles et scénarios énergétiques, pour étudier et anticiper les conséquences de choix stratégiques pris, est un axe d’étude important qui doit être mené en parallèle des autres recherches. Cela implique également la prise en compte de la formation aux nouveaux métiers de l’énergie, amenés par la création de nouvelles filières et de nouveaux savoir-faire.

 

L’ensemble de ces enjeux et des solutions à apporter pour répondre aux attentes sociétales dans le domaine de l’énergie sont le cœur des réflexions programmatiques coordonnées parmi l’ensemble des opérateurs publics de recherche rassemblés dans l’Ancre, en étroite interaction avec les entreprises et les agences de financement.

 

[pdf rapport de l’ANCRE]

 

Créée le 17 juillet 2009 à la demande du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de la Secrétaire d’État à l’Écologie, l’ANCRE (Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Énergie) a pour mission de renforcer l’efficacité de la recherche française dans le domaine de l’énergie en favorisant les partenariats et les synergies entre les acteurs publics et privés du secteur (organismes de recherche, universités et entreprises). L’ANCRE doit proposer, dans le cadre de la stratégie nationale en matière d’énergie et en liaison avec les feuilles de route stratégiques élaborées sous la responsabilité de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), une politique coordonnée des projets de recherche et d’innovation (R&I). Au-delà de ses quatre membres fondateurs, le CEA, le CNRS, IFPEN et la CPU, l’ANCRE réunit l’ensemble des organismes de recherche publics français concernés par les problématiques de l’énergie : ANDRA, BRGM, CDEFI, CIRAD, CSTB, IFREMER, IFSTTAR, INERIS, INRA, INRIA, IRD, IRSN, IRSTEA, LNE, ONERA.

 

Pour garantir la finalité industrielle de ses travaux, l’ANCRE associe également les industriels du secteur à ses réflexions et actions.